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	<title>f0ll0w-me &#187; kurdistan</title>
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		<title>Aperçus perses</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 16:34:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 599px"><a title="Iran Apercus Perses - Bazar de Tabriz" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesBazardeTabriz.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - Bazar de Tabriz" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesBazardeTabriz_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - Bazar de Tabriz" width="589" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">“L’artère principale” du bazar de Tabriz. Plutôt bondée.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<br/>
<p>Après cette longue et éprouvante série d’article, je suis heureux d’annoncer un retour à la normale, d’autant qu’avec ce PC en panne, j’ai accumulé pas mal de retard. Mais avant d’attaquer l’Inde, il serait injuste pour l&#8217;Iran de ne narrer que mes mésaventures.</p>
<p>Originellement, je comptais décrire les richesses iraniennes par thème, Antiquité, Perse musulmane, paysages naturels et époque moderne contemporaine par exemple. J’ai eu de la chance dans mon malheur d’avoir vu à peu près un site par catégorie, ce qui est pas mal. Malheureusement, mon épopée ne m’aura pas laissé la latitude de visiter le cœur de l’Iran et ses mythes, tel que les nids d’aigle haschichins, les merveilles que recèlent Ispahan la sacrée, Chiraz la cultivée, Persépolis l’Antique, ou Bam la blessée…</p>
<br/>
<p>Avec sa position jouxtant le berceau de civilisations mésopotamiens, les percées d’Alexandre et des héritiers du Prophète d’un côté, les invasions mongoles de l’autre, l’influent sous continent indien non-loin, et au confluant des quatre plus importantes religions mondiales, au centre de la route de la Soie, on aurait pu croire l’identité perse dilatée, dispersée, éclatée par ce kaléidoscope culturel. Il n’en est rien. Comme les kurdes voisins, les populations enracinées sont demeurées elles-mêmes, et portent fièrement leur héritage séculaire. Contrairement à leurs voisins, ils sont parvenus à rester régulièrement souverains, sur leurs terres, de Cyrus à l’Ayatollah Khomeini. Il en résulte un patrimoine incroyablement riche et divers, et assez bien protégé aujourd’hui &#8211; à l’inverse des déprédations talibanes -.</p>
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<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Miroir aquatique du lac de cratère volcanique, Takht-E-Soleiman, Iran" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesTakhtESoleiman.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - Takht-E-Soleiman" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesTakhtESoleiman_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - Takht-E-Soleiman" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Miroir aquatique du lac de cratère volcanique, Takht-E-Soleiman</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p><span id="more-738"></span>Exemple à Takht-E-Soleiman. Le site n’est pas passé loin de la destruction cependant… Ce complexe de temples était le Vatican des zoroastriens, la religion principale des Perses Sassanides, et l’une des plus vieille religion monothéiste. Elle a d’ailleurs peut-être grandement distillée cette idée aux juifs en captivité à Babylone, un demi-millénaire avant notre ère. Le zoroastrisme était la religion tutélaire des héritiers de Xerxès, et trouvait ses fondements dans la vénération des quatre éléments, eau, feu, terre et air. L’une des pratiques distinctive et notable de cette religion est son rite funéraire : les corps, considérés comme “impurs”, ne pouvaient être rendus à la terre, ou à un autre élément. Ils sont donc déposés dans de hautes tours, les Tours du Silence, pour y être dévorés par les rapaces et les vautours.</p>
<p>Quand vînt le conquérant arabe, il entreprit la conversion en masse des populations, et les lieux de cultes pré-séants furent logiquement menacés ; avec ingéniosité, leurs ouailles les protégèrent en leur donnant des patronymes issus du Livre, les transformant en des lieux saints pour l’Islam. C’est ce qui arriva à Takht-e-Soleyman, littéralement, “Le Trône de Salomon”. Comme le Roi Salomon du Premier Testament avait régné sur une immense Judée, les ecclésiastiques sassanides décidèrent de rebaptiser leurs temples d’une pléthore de lieux attribués au fils de David. Ainsi, le sanctuaire voisin devint “La Prison de Salomon”, et une bonne demi-douzaine de vestiges du coin revendiquent frauduleusement un lien avec le défunt souverain, on peut imaginer aisément trouver ici le boudoir de la Reine de Saba, les toilettes de Salomon, ou sa suite Sofitel (Salomon n’avait pas une super réputation auprès des femmes de chambre) (auprès de toutes les femmes d’ailleurs). En tous les cas ce subterfuge a dû donner des dialogues assez cocasses au VIIème siècle, à coups de cavaliers arabes déboulant pour demander “C’est là La Mecque des zoroastriens ?, on doit tout brûler”, et les autres “Non non, c’est le Trône de Salomon, les zoroastriens doivent être après la Résidence d’Ete de Salomon, au Belvédère de Salomon, à gauche, et de là tu suis jusqu’à dépasser le Pavillon de Chasse de Salomon.” Comme quoi les conquérants auraient dû être un peu plus attentifs en cours d’Histoire Géo, parce que l’Iran est quand même à une bonne trotte de Jérusalem.</p>
<p>Le poids des ans a finalement réussi là où l’envahisseur avait échoué. Le site en lui-même se résume à quelques pans de murs, dont une bonne part, plus récents, datent des Khan mongols, et des fortifications. Mais il est sis dans un cadre idéal, isolé au cœur d’un plateau élevé et enneigé d’où émergent quelques protubérances douces et arrondies, où s’étendent des champs entretenus bordées de petites haies, et des villages clairsemés, où les autochtones vous regardent avec les yeux ronds. Le label Unesco ne draine pas encore les masses touristiques vers ces ruines excentrées. On les découvre au sommet d’une colline ; conformément aux rites ancestraux, les puissances élémentaires s’y exprimaient : le Vent glacé soufflant sans guère d’obstacles sur la lande, la Terre en replis paresseux, l’Eau d’un lac de cratère volcanique cristallin, et le Feu amené depuis des poches de gaz sulfuriques inflammables par un réseau de conduits en céramique.</p>
<p>De nos jours, il y a encore des zoroastriens qui viennent célébrer les fêtes ancestrales à Takht-e-Soleiman (le 21 mars, équinoxe de printemps par exemple). Comme les <a href="www.f0ll0w-me.fr/lalish-a-la-decouverte-des-yezidis/trip" target="_blank">Yézidis</a> d’Irak persécutés, on leur a mené la vie dure afin qu’ils abandonnent leurs convictions. Mais ils sont encore quelques dizaines de milliers en Iran, et la doctrine zoroastrique a profondément marqué la société, de la langue Farsi, au calendrier zoroastrien, toujours en vigueur, en passant par l’influence sur le chiisme. Aujourd’hui, cette religion est représentée par une diaspora mondiale, dont j’ai rencontré les plus éminents représentants : les <em>Parsis</em> (“perse” en hindou) de Bombay, une importante communauté qui a fait le lien entre la société indienne et la régence de la Compagnie des Indes anglaise. Post-indépendance, leur influence politico-économique a été croissante dans la ville la plus peuplée de la plus grande démocratie du monde ; et la richissime famille Tata en est le plus éminent représentant. Tout ça pour dire que la scène confessionnelle iranienne est plus diversifiée qu’on ne l’imagine. <a href="www.f0ll0w-me.fr/jerusalem-1/trip" target="_blank">Les arméniens sont chrétiens et bien planqués, comme d’hab</a>, et ont à ce titre quelques avantages, comme celui de pouvoir consommer de l’alcool, formellement interdit dans tout le pays d’autre part. Les populations d’origines <a href="www.f0ll0w-me.fr/viree-au-kurdistan-irakien/trip" target="_blank">kurdes</a>, <a href="www.f0ll0w-me.fr/la-turquie-du-nord-est/trip" target="_blank">turques</a>, turkmènes et azerbaïdjanaises ont quand à elle leur propre vision de l’Islam.</p>
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<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Iran Apercus Perses - Mausolée du Khan Oljeitsu Soltaniyeh" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesMausoleduKhanOljeitsuSoltaniyeh.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - Mausolée du Khan Oljeitsu Soltaniyeh" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesMausoleduKhanOljeitsuSoltaniyeh_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - Mausolée du Khan Oljeitsu Soltaniyeh" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Le dôme du Mausolée de Soltaniyeh fait paraître le village alentour lilliputien. </p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>L’Islam, justement, n’a pas failli à son habitude de laisser en héritage de véritables merveilles architecturales aux générations futures. Une fois n’est pas coutume, c’est un tombeau qui se dresse non loin pour nous le rappeler, le Mausolée du Khan Oljeitsu, un sultan mongol. La taille de la structure semble complètement démesurée à l’échelle de la petite bourgade de Soltaniyeh qui l’héberge. C’est qu’elle ne sera restée capitale que l’espace d’un petit centenaire, avant d’être rasée par les hordes de Tamerlan, qui dévastèrent la contrée à la fin du XIVème siècle. Ils épargnèrent miraculeusement le mausolée disproportionné et époustouflant. Son célèbre dôme culmine à 48m de haut, pour 25m de diamètre, c’est le troisième plus grand au monde, et le plus grand en brique crue, à l’extrême limite du point de rupture. Les échafaudages s’accrochent à ses murs pour restaurer l’immense édifice, dont nombre d’ornementations ont disparues, mais son élégance demeure entière : on dit du monument qu’il “anticipait” le Taj Mahal. Sa coupole d’un bleu azur reflète les rayons du soleil, et semble répondre aux pics enneigés qui se dressent au loin en deux barres parallèles.</p>
<br/>
<p>Tabriz, au nord du pays, recèle aussi quelques reliques, non loin de son souk aux charmes colorés, avec sa jolie Mosquée Bleue entre autre. Les excursions alentours sont toutes aussi plaisantes, des églises de Jolfa, qui nous rappellent que l’Arche de Noé s’est posée non loin, au château de Babak, forteresse symbole du nationalisme azerbaïdjanais. Ou encore la troglodyte Kandovan, la Cappadoce Iranienne, où la vie rurale tombe nez à nez avec un embryon de tourisme. Les grands cônes de calcaire dévidés, percé de fenêtres, de lucarnes, attifées de terrasses, de linge coloré se dorant au soleil, et flanquées d’appentis bas, de murets, le long desquels s’enroulent des chemins escarpés, grossièrement pavés de rocs mi-dessertis drainent les quelques touristes assez fous pour cheminer au pays des Ayatollahs…</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Iran Apercus Perses - Kandovan cappadocia" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesKandovancappadocia.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - Kandovan cappadocia" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesKandovancappadocia_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - Kandovan cappadocia" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Ces champignons minéraux abritent un village…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Ils sont quelques-uns à se risquer par ici, des voyageurs expérimentés pour la plupart, mais j’ai aussi croisé une famille de français avec trois enfants en bas-âge. En vélo ou à moto, en levant le pouce ou en prenant le bus, les routards, plus nombreux que chez le voisin irakien, ne s’arrêtent pas à la mauvaise réputation du pays. L’Iran est une destination prisée des voyageurs depuis des décennies, malgré (ou grâce à ?) un contexte géopolitique délicat, qui barre la route au tourisme de masse. <a href="www.f0ll0w-me.fr/allez-en-prison-ne-passez-pas.../trip" target="_blank">Vous savez déjà à quel point ce pays peut être dangereux</a>. Et beau. Hors, des beautés qui le composent, sa population en est le joyau. La réputation d’hospitalité sans borne des iraniens n’est pas usurpée : j’ai moi même profité d’un hébergement chez l’habitant qui me fut proposé moins de dix minutes après avoir fait tamponner mon passeport ! Il suffit de se balader pour que les gens viennent à vous, emplis d’une saine curiosité, et baragouinent tout l’anglais qu’il possèdent, jusqu’à vous inviter à casser la croûte ou dormir à la maison. C’en est même trop, parfois !, de sollicitations et de ripailles. Cette hospitalité a été forgée par des siècles de culture et d’habitus, répondant aux besoins de générations de marchands empruntant la Route de la Soie, mais aussi, plus à l’Est, aux dures conditions de vie du désert, où laisser quelqu’un à sa porte pouvait équivaloir à le condamner à mort. Cette coutume est si profondément implémentée dans leur mode de vie que, parfois (ça ne m’est pas arrivé, heureusement), on peut être invité à séjourner chez l’habitant “sans grande envie”, un peu par obligation sociale, et l’on sent alors aux mines peu réjouies de ses hôtes que ce n’est pas forcément la panacée que de vous accueillir, mais bon, la tradition, c’est la tradition, point barre.</p>
<br/>
<p>C’est quand même moins criant en ville, et en parlant de ville, venons-en à Téhéran. La capitale est longtemps restée l’une des villes les plus congestionnées du monde, avec son exode rural galopant, son urbanisme anarchique et sa circulation infernale. Les travaux du métro lancés sous le Shah n’ont en effet repris… qu’en 1999. Aujourd’hui encore, seules quelques lignes sont partiellement ouvertes. Ce contexte infernal couplé à la relative jeunesse de la cité font que Téhéran n’est pas un spot très touristique. Il y a pourtant quelques jolies choses à voir, même si pour ma part je n’eus le temps de ne visiter que les Palais du Golestan. Sous la houlette de la dynastie Qajar, impressionnée par les palaces occidentaux, prospérèrent ces lieux de pouvoir et de luxe. Surmontant les jardins géométriques et les fontaines, derrière les riches décorations de faïences de façades parfaitement harmoniques, les salles de réceptions, trônes, Tour de l’Horloge, pièges à vent, salons des glaces, rappellent les fastes de la cour royale.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Iran Apercus Perses - Palais Golestan Téhéran" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesPalaisGolestanThran.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - Palais Golestan Téhéran" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesPalaisGolestanThran_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - Palais Golestan Téhéran" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Une des spécialités architecturales iranienne : l&#39;harmonie parfait des jardins du Golestan, sur fond de gratte ciel grisâtre de la Radio-Télévision d&#39;Etat ;)</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>De Darius à Reza Chah, des personnages forts se sont succédés à la tête de l’Etat. Depuis la Révolution Islamique de 1979, le pouvoir politique a été mis sous tutelle du pouvoir religieux. La société toute entière, aussi. La question du droit des femmes est bien évidemment particulièrement épineuse, et je n’aurais pas eu assez de temps sur place pour pouvoir en discuter avec une interlocutrice, un exercice assez difficile pour le voyageur solitaire. Pour les jeunes aussi, c’est l’enfer. Niveau boulot, c’est franchement pas la joie, comme me le décrit un frais diplômé en aéronautique qui rêve de Toulouse. Niveau vie sociale ou culturelle, c’est souvent cadenassé. Ainsi que le narre le long-métrage <em><a href="http://www.liberation.fr/festival-de-cannes-2009/0101567172-ah-ca-iran-ca-iran-ca-iran" target="_blank" class="broken_link">Les Chats Persans</a></em> &#8211; film underground, sur l’underground iranien, Cannes-awardé -, la musique rock, électronique, reggae, punk, métal ou rap est interdite par le régime, et les femmes n’ont d’ailleurs pas le droit de monter sur scène. Les nouvelles générations ont pourtant accès à Internet, ou à la télévision par satellite. Alors ils savent. Alors ils s’organisent. Ils résistent. Ils se cachent, montent des concerts clandestins, où l’on trouve des femmes non-voilées, de l’alcool, de la drogue. S’ils sont dénoncés, s’il y a une fuite, les policiers foutent tout le monde en prison, indistinctement. Les risques sont élevés.</p>
<br/>
<p>Je manquerai de temps / de talent pour contacter cette sphère hétéroclite. Mais il est d’autres gens que je veux rencontrer, ou au moins voir à l’œuvre. Alors le vendredi, jour saint, je me glisse dans le souk de Téhéran, étonnamment vide. C’est toujours impressionnant, un souk déserté, le vendredi, ou la nuit. Les venelles et les passages se découvrent tout d’un coup, camouflés qu’ils étaient derrière des étals surchargés, débordants. L’air est lourd, et étouffant. Un silence assourdissant, de cathédrale, envahit les rues aux volets métalliques clos, bordées de murs hauts ; le tumulte de la ville toute proche ne peut pas pénétrer le lourd entrelacs de ruelles du bazar. Puis les bruits sourds résonnent. Les basses s’éclatent sur les pavés en pulsations régulières tandis qu’on remonte à la source de ce torrent cacophonique ; et des battements sourds, profonds, qui se répercutent dans le labyrinthe&#8230; qui hachent les accents enflammés des prêches. Des rues adjacentes, un flot de plus en plus nombreux d’hommes et quelques femmes affluent comme des papillons à la flamme d’une bougie. J’approche de la Mosquée Imam Khomeini, dont le nom est aussi symbolique que sa position, en plein cœur du souk, l’aimant des couches populaires, le refuge de <em>bazaris</em>, ce contre-pouvoir désorganisé, incontrôlable, traditionaliste, qui régente les plus démunis des citadins iraniens. Au détour d’une fontaine, j’aperçois enfin les auteurs du fatras.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Iran Apercus Perses - foule vendredi mosquee Khomeini" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesfoulevendredimosqueeKhomeini.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - foule vendredi mosquee Khomeini" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesfoulevendredimosqueeKhomeini_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - foule vendredi mosquee Khomeini" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Et hop ! Le cortège plaqué dans l’souk !</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Un prêcheur galvanisé s’époumone en longues litanies dans un micro vétuste, perché sur un ampli branlant, compressé contre un mur. Une trentaine d’hommes s’agglutinent à ses pieds, se frappent la poitrine de toutes leurs forces, à un rythme lent, régulier, en reprenant les paroles d’inspiration divine, ils déclenchent ainsi de véritables conflagrations. Nettement plus démonstratifs que chez les sunnites dis donc. Les poils s’hérissent sur la nuque à cette vue, une sensation de puissance s’en dégage, une communion menaçante, distillant une réaction comme seul le Haka Maori m’en a donné l’expérience. La mince traverse est totalement embouchée par cette foule. Je décide de poursuivre tout de même en direction de la mosquée. Je n’avais de toute façon pas l’intention d’y mettre les pieds, juste d’y traîner aux alentours en quête de témoins, peut-être jeter un œil à la cour de l’extérieur, si la chose est possible. Mais je ne me sens pas directement menacé par les fidèles, aucun regard malveillant ne m’est adressé tandis que je fend le demi-cercle des marteleurs en emboîtant le pas à un autochtone. Pour retrouver un autre groupe en train de se flageller 20m plus loin (mieux organisés eux, en deux ou quatre lignes vaguement parallèles, face à leur prêtre). Le temps de souffler, une tête surgit d’une cloison de tôle entrebâillée. Il me fait signe d’approcher, je tique. Alors il exhibe un bol de soupe de lentilles et me le tend. Routard Aguerri par vocation (ce que par chez nous on appelle “un crevard”), je ne refuse jamais quand on me propose de la bouffe, surtout si c’est gratos. D’ailleurs un cortège d’iraniens dépenaillés défilent aussitôt pour profiter ce repas de fortune. Tandis que je termine ma pitance, l’un d’eux me saisit par le poignet, et m’entraîne avec un sourire bienveillant hors du vacarme, puis, en cherchant à m’entretenir dans son <em>Baby English</em>, vers une grande porte cochère. A l’angle, je m’aperçois qu’elle ouvre directement sur la mosquée. Moment de panique, mais c’est trop tard. Mon interlocuteur continue de m’entraîner, les fidèles se retournent, interloqués de voir un occidental. Un con de touriste occidental paumé.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Iran Apercus Perses - lignes vendredi mosquee Khomeini" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPerseslignesvendredimosqueeKhomeini.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - lignes vendredi mosquee Khomeini" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPerseslignesvendredimosqueeKhomeini_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - lignes vendredi mosquee Khomeini" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Les batteurs fous, dans leurs versions “lignes parallèles”</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesvendredimosqueeKhomeini.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" style="display: inline; border: 0pt none;" title="Iran Apercus Perses - vendredi mosquee Khomeini" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2011/05/IranApercusPersesvendredimosqueeKhomeini_thumb.jpg" border="0" alt="Iran Apercus Perses - vendredi mosquee Khomeini" width="352" height="198" /></a> </em></p>
<br/>
<p>Avant que je comprenne ce qui m’arrive, je suis catapulté dans une petite pièce de la mosquée. Je tâte discrètement ma caméra, dont j’ai l’habitude de braquer brièvement l’objectif sur la scène par un trou de ma doublure. Ca doit toujours tourner. Juste une prise son. Quelques hommes s’asseyent là brièvement, soufflent, se relèvent comme des ressorts, prennent l’une des trois portes adjacentes. Personne ne parle anglais, je me contente d’exhiber mon plus beau sourire “je suis un touriste et je suis un gentil con” (TM) et d’expliquer que je suis français. Et chrétien bien sûr. L’athéisme n’est pas bien vu par ici, et ce n’est pas le moment d’engager un débat théologique sur les mérites comparés de l’agnosticisme ou de la laïcité. Je fais semblant de m’intéresser aux ornementations du XVIIIème siècle. Une double porte s’ouvre de tous ses battants, pour livrer place à un homme ahanant, hâlant un transpalette, chargé de barquettes en carton fumantes. On m’en tend une : riz, frites, lentilles, pièce de mouton. Je me goinfre en tentant de respecter la sacralité des lieux. Puis on me raccompagne dans la cour. En son centre, on me présente l’Imam Hussein, dont on me fait comprendre par geste que la bénédiction guérit de toutes les afflictions. C’est un tout petit homme avec un bouc, une robe cérémoniale blanche très sobre, et un kéfié rouge et blanc digne de Yasser Arafat, dont le visage s’orne d’un large sourire (qui ne le quittera plus) tandis que je lui serre la main. Les dignitaires qui l’entourent m’extirpent tous les renseignements possibles, avec toutes leurs ressources linguistiques, traduisent &#8211; je sors à peine de la zone kurde, et je ne connais pas trois mots de Farsi -. Il hoche la tête visiblement ravi. Je me confonds en remerciements, confirme qu’Allah est décidément bien grand.</p>
<p>Délivré de mes obligations officielles, je cherche à m’éclipser lorsque que l’on m’attrape par l’oreille : j’ai oublié de prendre le thé. De l’autre côté d’une grande table dressée sur des tréteaux, trois hommes s’affairent à remplir les gobelets à la chaîne. Sur les visages burinés des hommes et des femmes, repus, s’affichent de grands sourires. Les interjections enthousiastes se répondent d’un bord à l’autre, les rires fusent dans cette Cour des Miracles perse, où les plus pauvres se réunissent.</p>
<br/>
<p>Heureux de communier. De partager.</p>
<p>Heureux d’accueillir.</p>
<br/>
<p>Car c’est ça le visage de la rue iranienne.</p>
<br/>
<p><em>Attention si vous débarquez, j’ai connu <a href="www.f0ll0w-me.fr/allez-en-prison-ne-passez-pas.../trip " target="_blank">quelques déboires</a> en Iran, et vous souhaitez découvrir ce pays, je ne saurais que vous conseiller de lire <a title="Ministère - Iran" href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/iran_12262/index.html" target="_blank" class="broken_link">les </a></em><a title="Ministère - Iran" href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/iran_12262/index.html" target="_blank" class="broken_link"><em>recommandations du Site du Ministère des A</em></a><em><a title="Ministère - Iran" href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/iran_12262/index.html" target="_blank" class="broken_link">ffaires Etrangères</a>, de ne partir que si vous êtes aguerri et de vous montrer extrêmement prudent. </em></p>
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		<title>Virée au Kurdistan Irakien</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Dec 2010 17:26:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Région Autonome du Kurdistan est aujourd’hui devenu l’endroit le plus sûr d’Irak, et commence difficilement à s’ouvrir au monde et au tourisme. Elle dispose d’un véritable statut “à part” dans cette région du monde, depuis 1991 et le soulèvement contre le régime baasiste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 599px"><a title="Kurdistan Irakien - Monument aux morts d'Halabja" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienMonumentauxmortsdHalabja.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Kurdistan Irakien - Monument aux morts d'Halabja" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienMonumentauxmortsdHalabja_thumb.jpg" border="0" alt="Kurdistan Irakien - Monument aux morts d'Halabja" width="589" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Le Memoriam d’Halabja se découpe sur les montagnes kurdes</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>La Région Autonome du Kurdistan est aujourd’hui devenu l’endroit le plus sûr d’Irak, et commence difficilement à s’ouvrir au monde et au tourisme. Elle dispose d’un véritable statut “à part” dans cette région du monde, depuis 1991 et le soulèvement contre le régime baasiste. Quelque peu protégée par les américains, elle s’est dès lors dotée de sa propre assemblée, son premier ministre et son gouvernement, son armée (les “peshmergas”, littéralement, “ceux qui font face à la mort”), son administration, son drapeau, et elle délivre ses visas. “On n’a plus que l’argent qui est irakien”, se voit-on dire dans les rues.</p>
<p>On s’en rend compte dès ses premiers pas dans cette autre Irak. Dans la ville de Zahko, les passants flânent le long des rives du Khabur, jusqu’au Delal Bridge, un pont jeté là il y a si longtemps qu’on en ignore qui l’érigea… et surtout comment, vu les énormes blocs de pierre qui composent ses arches. Le folklore local veut que son architecte eût les mains coupées pour l’empêcher de reproduire un tel prodige.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Kurdistan Irakien - Delal Bridge" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienDelalBridge.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Kurdistan Irakien - Delal Bridge" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienDelalBridge_thumb.jpg" border="0" alt="Kurdistan Irakien - Delal Bridge" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">  L’antédiluvien Delal Bridge serait peut-être romain.  Ou peut-être pas. </p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Les allées du bazar de Dohuk confirment cette impression de sécurité. Les hommes marchandent et s’interpellent dans leur langue chamarrée. Nombreux sont ceux qui revêtent l’habit traditionnel, une sorte de combinaison de parachutiste de la Première Guerre, d’un seul tenant et fendue sur tout le torse, brune, kaki ou bleue, enserrée dans une large étoffe à carreaux à la ceinture. Ils sont coiffés d’un turban noué autour d’un kilaw, un bonnet tressé traditionnel coloré qui diffère selon chaque tribu.</p>
<p>En pratique pourtant, la différence avec l’Irak arabe reste ténue : la caste politique fermée et conservatrice est basée sur un système clanique, gangréné par la corruption, immobiliste. Le corpus législatif diffère peu de celui de la nation irakienne. Mais les kurdes sont heureux de cette semi-indépendance, d’abord parce qu’ils se sentent moins menacés, peuvent parler et enseigner dans leur langue, et jouissent d’une sorte de reconnaissance officielle.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Kurdistan Irakien - Amadiya" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienAmadiya.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Kurdistan Irakien - Amadiya" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienAmadiya_thumb.jpg" border="0" alt="Kurdistan Irakien - Amadiya" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Amadiya trône dans son cirque de formations rocheuses.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p><span id="more-592"></span>Depuis Dohuk, et l’<a href="http://www.f0ll0w-me.fr/lalish-a-la-decouverte-des-yezidis/trip" target="_blank">escapade à Lalish</a> accomplie, cap sur Amadiya. L’ancien village fortifié a été victime de l’urbanisation moderne, et ne présente aucun intérêt. Mais le promontoire sur lequel il est sis domine une étroite vallée vallonnée ornée d’une couronne de montagnes élancées. On se croirait dans la paume d’une main titanesque… Premier contact avec ce qui fait la richesse du Kurdistan : sa nature sauvage et riche, ses paysages à couper le souffle. On les retrouve à l’Est d’ici, le long de la Hamilton Road, chef d’œuvre d’ingénierie du début du XXème siècle qui relia la Perse au bassin méditerranéen. Elle court au fond du Grand Canyon du Moyen Orient, s’agrippe à ses parois le long des 12 km qui le compose, puis lutte sur un long plateau hérissé de crêtes rocheuses hostiles, s’élevant progressivement jusqu’au poste frontière avec l’Iran, où des préfabriqués et de tristes bâtiments bétonnés insultent les cimes couvertes de neiges éternelles et les glaciers millénaires.</p>
<p>La tension aux frontières rappelle la fragilité de la situation locale. Les volontés émancipatrices kurdes passent très mal chez les voisins iraniens, turcs et syriens. Ainsi, si les autorités de la région autonome n’affichent aucune proximité avec le PKK ou les autres indépendantistes, elles sont régulièrement accusées de leur servir de base arrière, et à ce titre les escarmouches, intrusions et bombardements frontaliers sont légions.</p>
<p>La Hamilton Road ramène justement à <a title="Erbil" href="http://www.f0ll0w-me.fr/erbil-la-ressuscitee/portraits" target="_blank">Erbil</a>, “capitale” de la région. D’ici on gagne Suleymaniyah, une ville importante réputée pour son ouverture d’esprit, sa modernité et sa scène culturelle. Le jeune Ibrahim en témoigne, traducteur pour les soldats américains, il a dû fuir Bagdad sous une avalanche de menaces, pour la Syrie tout d’abord, puis pour revenir travailler au Kurdistan.</p>
<p>Le <em>must-see</em>, c’est l’Amna Suraka, ou Red Security. QG local du Mukhabarat, le KGB de Saddam Hussein, on y a torturé et exécuté sommairement des milliers de dissidents politiques. Elle est devenue Bastille des kurdes lorsqu’elle fut prise d’assaut par les révoltés en 1991. La façade rouge du bâtiment rappelle la violence des combats qui y firent rage, criblée d’impacts de balles et de traces d’explosions. C’est maintenant un Musée des Crimes de Guerre d’où l’on ressort secoué, habité des images de cellules exigües et de la cruauté inhumaine des bourreaux.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Kurdistan Irakien - Red Security" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienRedSecurity.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Kurdistan Irakien - Red Security" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienRedSecurity_thumb.jpg" border="0" alt="Kurdistan Irakien - Red Security" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Bullet holes sur le symbole de la tyrannie. </p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>S’il y a bien une chose qu’on a appris avec nos copains allemands, c’est que ce qui est plus marrant qu’une bonne guerre bien horrible, c’est de se faire une autre bonne guerre bien horrible. Les kurdes ont appliqué ce chouette théorème à leur manière… Trois ans après s’être libérés des baasistes, le PUK Suleymaniyien et le KDP du nord du pays s’écharpaient donc joyeusement dans une guerre civile. Le KDP vint déloger son rival de son bastion en 96 avec l’appui… de l’armée irakienne. Le cessez-le-feu n’intervint que deux hivers plus tard.</p>
<p>Suleymaniyah est aussi connue pour sa forte communauté chrétienne. John en est. Iranien d’origine, et fraîchement diplômé d’anglais, il vient d’émigrer ici à la recherche de travail à peine sa vingtième bougie soufflée. C’est un sacré gaillard de presque 2m de haut, doté d’un américain parfait, boxeur, et talentueux violoncelliste, entre autres instruments… mais qui s’effondre à la troisième bière. En Iran, il a invité sa petite-amie potentielle à sortir. Se baladant seuls, ils furent arrêtés par la police, et jetés en prison le temps d’une nuit, pour offense au bonnes mœurs. Il ne la reverra plus jamais.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Kurdistan Irakien - violon yezidi" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienviolonyezidi.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Kurdistan Irakien - violon yezidi" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienviolonyezidi_thumb.jpg" border="0" alt="Kurdistan Irakien - violon yezidi" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Non ce n’est pas John, mais un autre violoncelliste, yezidi.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Il voudrait s’en aller outre-atlantique, excédé, me confie-t-il, par la bêtise des siens. Il n’est pas le seul subjugué par le rêve américain, ici, le libérateur est acclamé. Souvent, le portait de Bush-fils côtoie celui du “président” Barzani. Les grandes marques des <em>States</em> cristallisent la popularité, et les pseudos-artistes américains cartonnent dans les téléphones portables (ne vous aventurez pas à parler des Ramones ou de Johny Clash quand même, ici, on s’arrête à <em>50 Cents</em> et Mickael Jackson…). Nulle part la bannière étoilée n’a flottée avec tant d’allant.</p>
<p>Allons, une ultime étape pour mieux comprendre ce Kurdistan.</p>
<p>Halabja. Ce nom fait frémir plus d’un kurde. Le 16 mars 1988, au matin, les troupes baasistes encerclent cette ville frontalière tenue par les combattants islamistes iraniens, forte de quelques dizaines de milliers de civils. Les bombardements durent une poignée d’heures. L’accalmie, très brève. Puis l’aviation s’acharne longuement sur la cité avec un cocktail d’armes chimiques variées. A voir les photos de vaches grasses foudroyées dans les prés environnants, on ne donne pas cher de la peau des enfants d’Halabja. Les habitants s’effondrent en suffoquant dans les rues, brûlent, étouffent, meurent. Les chasseurs mitraillent ceux qui cherchent à trouver refuge dans les montagnes.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Kurdistan Irakien - Mur Halabja" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienMurHalabja.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Kurdistan Irakien - Mur Halabja" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienMurHalabja_thumb.jpg" border="0" alt="Kurdistan Irakien - Mur Halabja" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Parmi ces 5000 noms gravés dans le marbre, il en est un cerclé de vert. Celui d’un enfant qui a survécu, et dont on n’a découvert l’existence que très récemment. </p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Au terme de ce 16 mars, près de 5.000 corps s’entasseront dans la fosse commune. Plus de 10.000 victimes souffriront voire succomberont dans les hôpitaux iraniens. Les survivants, les amputés, les grands brûlés, vivront sous les tentes des camps de réfugiés pendant quelques années.</p>
<p>Les photographes sont arrivés deux jours après, témoins des morts jonchant les rues, des familles fauchées dans leur fuite, des pères couvrant leur enfant de leur corps, des yeux révulsés et des peaux calcinées, auteurs de clichés effroyables qui couvrent les murs du Memorium. La communauté internationale ne dit mot. L’ONU se tût.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Kurdistan Irakien - Halabja photos" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienHalabjaphotos.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Kurdistan Irakien - Halabja photos" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/KurdistanIrakienHalabjaphotos_thumb.jpg" border="0" alt="Kurdistan Irakien - Halabja photos" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">n0 c0mment...</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Pendant les trois années suivantes, Saddam et son triste frère “Chemical Ali” eurent encore tout loisir de porter à 5.000 le nombre de villages kurdes détruits, à 182.000 meurtres le compte des victimes du génocide.</p>
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		<title>Erbil la ressuscitée</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Dec 2010 18:05:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Erbil est la “capitale” de la Région Autonome du Kurdistan en Irak, sa plus grande agglomération, et abrite le Parlement Kurde.

Ce qui frappe en premier, bien sûr, ce sont les murs de l’imposante citadelle au cœur de la ville. Ce village fortifié se dispute le titre honorifique du Lieu Habité Depuis le Plus Longtemps par l’Homme sans Discontinuité avec, entre autre, Alep et Damas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 599px"><a title="Erbil - Citadel" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilCitadelle.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Erbil - Citadelle" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilCitadelle_thumb.jpg" border="0" alt="Erbil - Citadel" width="589" height="198" /></a><p class="wp-caption-text"> Cette colline est “artificielle” : elle est composée de 8000 ans de ruines superposées… 23m de civilisation compactés !</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Erbil est la “capitale” de la Région Autonome du Kurdistan en Irak, sa plus grande agglomération, et abrite le Parlement Kurde.</p>
<p>Ce qui frappe en premier, bien sûr, ce sont les murs de l’imposante citadelle au cœur de la ville. Ce village fortifié se dispute le titre honorifique du Lieu Habité Depuis le Plus Longtemps par l’Homme sans Discontinuité avec, entre autre, <a href="http://www.f0ll0w-me.fr/le-nord-ouest-syrien/trip" target="_blank">Alep</a> et <a href="http://www.f0ll0w-me.fr/damas-la-djemila/portraits" target="_blank">Damas</a>. Son histoire récente est plus tragique puisque lors de la dernière Guerre du Golfe, elle accueillit des flots de réfugiés, qui voyaient dans ce Kurdistan déjà libéré un lieu sûr.  Trop, pour les petites maisons de briques proches de l’effondrement, ils furent donc expulsé avec moult remous par l’armée peshmerga fin 2006. C’est dans cet instant qu’est maintenant figée cette ville fantôme. Pour en goûter pleinement l’essence, il faut sauter les barrières “keep out&#8217;” qui bordent l’unique rue accessible, et aller explorer les recoins et les escaliers croulants des bâtiments enchevêtrés, qui débouchent parfois sur des terrasses inondées des rayons obliques du soleil mourant, et qui délivrent leurs panoramas de cours carrées cernées de bâtiments bas, retapés à la va-vite. En louvoyant entre des sentinelles et des patrouilles de militaires nonchalantes, on franchit des portes anodines, et qui cachent pourtant des bâtisses bourgeoises désertées monumentales et poignantes, recelant de magnifiques ornementations au gré des patios sertis de fontaines, des salons enchâssés de niches décorées et des traverses aux charpentes de bois travaillées. Des lieux parfaits pour s’imaginer, un temps, explorateur. En attendant que l’Unesco, déjà à l’œuvre, ne redonne à la citadelle sa splendeur passé.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Erbil - Maison" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilMaison.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Erbil - Maison" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilMaison_thumb.jpg" border="0" alt="Erbil - palace" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">L’étonnante maison d’un notable planquée parmi des ruines de maisons en briques austères. </p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Pour sûr, la préservation du patrimoine est une idée nouvelle sous ces latitudes. Mais ce qui frappe, à Erbil, après des décennies de guerre contre l&#8217;Iran, contre Saddam, puis de guerre civile, c’est le renouveau. Les chantiers tout d’abord, avec d’immenses grues surplombant le centre-ville. Les “Mall” immenses, flambant neuf, avec hypermarchés, boutiques de luxe et de fringues. Le luxuriant parc Martyr Sami Abdul-Rahman, construit sur l’emplacement de la base du 5ème Corps de l’armée de Saddam. Le parvis de la citadelle, où fleurissent les fontaines. Les décos de Noël. La capitale est de loin la plus animée des villes kurdes.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Erbil - place de la Citadelle" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilparvisdelaCitadelle.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Erbil - parvis de la Citadelle" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilparvisdelaCitadelle_thumb.jpg" border="0" alt="Erbil - place de la Citadelle" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">La place du parvis de la Citadelle, symbolique de cette résurrection.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p><span id="more-559"></span></p>
<p>Rencontre avec les étudiants en français de l’Université d’Erbil. Trop heureux d’avoir un interlocuteur francophone sous la main, ils m’invitent à séjourner quelques nuits à la Résidence Universitaire, d’abord chez Kawan et Ajar, puis chez Jonro et Hawbir. De passage dans les locaux de la Faculté, on m’invite à participer à un cours ; les questions fusent, dans un français plutôt propre, et faisant étalage d’un riche vocabulaire. Il faut dire que les enseignants ont séjourné en France, et l’une de leurs professeurs, Cécile, est française. Elle m’invite à découvrir en compagnie d’autres gaulois la discothèque américaine. L’American Compound est une enclave “bunkerisée” de la ville, il faut montrer patte blanche pour rentrer. A l’intérieur, une boîte de nuit irréelle, qui évoque plus la salle des fêtes d’Egliseneuve-Près-Billom un soir de Bal des Conscrits (pour les anthropologues familiers avec la géographie auvergnate), à l’exception près que nombre de la quarantaine de convives ont un physique de pompiers. Pas mal de ressortissants bossent dans la sécurité, mais pas tous, quelques VIE versés dans l’aide au développement ponctuent l’assistance, et il y a même un nombre certain d’occidentales à Erbil. Ambiance bonne enfant autour de la cible de fléchettes ou la piscine asséchée pour l’hiver : les tensions sont nettement moindre au Kurdistan que dans le reste de l’Irak.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Erbil - Residence Universitaire" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilResidenceUniversitaire.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Erbil - Residence Universitaire" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/ErbilResidenceUniversitaire_thumb.jpg" border="0" alt="Erbil - Residence Universitaire" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Trois lits et un réchaud pour seul mobilier. Mais une hospitalité sans égale, une chaleur humaine véritable…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Retour à la résidence universitaire. Le décor est spartiate, mais l’accueil chaleureux et authentique. La nuit venue, un dizaine d’autres étudiants envahissent la chambrée pour assouvir leur curiosité sur l’Europe, et nos modes de vie. Religion, culture, droits de l’homme, normes sociales, immigration, et bien d’autres sujets sont passés au crible, mes dextres interprètes en profite pour parfaire leur langage. Bien des questions tournent autour de la relation aux femmes, elles couchent ? Ce point suinte la frustration. Le Kurdistan est l’une des destinations où la gente féminine est la plus inaccessible, et où elle a  le moins de liberté. L’excision est toujours une pratique commune. L’Université est l’un des rares endroits où les jeunes des deux sexes sont réunis, mais même ici, le contrôle social est trop fort. Dans les couloirs, les grappes d’élèves unisexe ne s’adressent que rarement la parole. Autre sujet important, la politique. Malgré leur autonomie, symbolisé par une assemblée élue, ces étudiants se sentent écrasés sous le poids d’un carcan féodal. L’organisation clanique est toujours de mise au sein de leurs représentants, la corruption omniprésente, et le cadre légal, symbolique. Hélas, économiquement, la situation s’en ressent…</p>
<p>…et dans cette ville renaissante et dynamique, les écueils d’un traditionalisme rampant poussent ces jeunes éduqués à porter leurs regards sur un autre horizon. Un horizon lointain. L’Europe.</p>
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		<title>Iraq (Kurdistan) for cheap</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Dec 2010 17:42:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Visa (French citizen): Free. 
On my scale: quite expensive country, if you are traveling alone.
You can stay in the Autonomous Region of Kurdistan, Irak, for less than 25€ per day, alone. Less than 15€ per person in group. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/hotelKurdistanIrak.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="hotel Kurdistan Irak" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/hotelKurdistanIrak_thumb.jpg" border="0" alt="hotel Kurdistan Irak" width="589" height="198" /></a></p>
<p><em>On my scale: quite expensive country, if you are traveling alone.</em></p>
<br/>
<p>1.500 Dinar= 1€</p>
<br/>
<p>Visa (French citizen): Free. As for everybody. You can ask your visa at the border, they won’t bother you with a full interrogatory. I have read that you don’t need to extend your 10 days visa, it is true inside Kurdistan, but I was unable to have an exit stamp at the Iranian border, they sent me bacin Erbil! There is buses from Silopi (Turkey; 15$ / 20 TL / 10€) that let you just after the border, you will need a taxi after this to get to Zakho. You can enter from Iran also. You can not go in Iran if you don’t already have a visa (you can get one very easily in Trabzon, Turkey). The visa is available for the Autonomous Region of Kurdistan only, you can not go in Arabic Irak with it. You can cross some part of the Arabic Irak by bus sometimes, this is not a problem, even if there is a lot of checkpoints where they will ask your passport.</p>
<p>cigarettes: 1.000 Dinar / 0.65€. It drop at 750 Dinar in Sulaymaniyah.</p>
<p>sandwich: 500 Dinar / 0.35€ for falafel, 1.000 dinar / 0.65€ for meat (again, 750 Dinar in Sulaymaniyah).</p>
<p>beer: 1.000 Dinar / 0.65€. There is liquor stores in every city. Beer in a local bar is 2.000, in a foreigner bar, 5.000.</p>
<br/>
<p><span id="more-548"></span></p>
<p>Accommodation:</p>
<p>- Zakho (alternatively named Zaxo):</p>
<p>Shash Hotel: 20.000 Dinar / 13.30€. <em>Triple room (but I was alone), clean private bathroom, breakfast include, AC. </em></p>
<p>Zakho Palace Hotel: 15.000 Dinar /10 €. <em>Double room (but I was alone), clean private bathroom with western toilets, AC. </em></p>
<p>The very good blog Backpackiraq provides older information about hotels, <a href="http://backpackiraq.blogspot.com/2007/09/zakho.html" target="_blank">here</a>.</p>
<p>Shash Hotel (up) is situated in Reka Barzan/Baderkhan street, next to the most well known hotel of the city, the Hotel Bazaaz. For the same level of comfort, but without breakfast, you will find in this street the Jihan Hotel, the Roger Hotel (20.000 Dinar) and the Hotel Zozek (20$, 24.000 Dinar). The Emin Hotel (15.000, privatized dormitory room with shared bathroom), looks scary, but you may have a good price if you are not traveling alone.</p>
<p>At the West end of the street, walk a few meters on your left  (Kurdistan Street) to find half a dozen of liquor stores.</p>
<p>At it East end is the roman bridge, only sights of Zahko (Golan intersection, turn on your right).</p>
<p>North to the Roger Hotel starts the Shorash street, where you will find the Zakho Palace Hotel. Surrounding this street are the Firat Hotel (30$), and the Zana Hotel, Zeitun Hotel, and Melvan Hotel, with closed door or sleeping personnel at the time of my visit.</p>
<p>There is at leas four or five other hotels in Zakho.</p>
<p>I found five or six Internet Cafe, but there you can not use your laptop. Check three of them next to the Roger Hotel (1.000 dinar per hour).</p>
<p>Shops will provide you a fair change.</p>
<p>Shared taxi to Dohuk are 6.000 Dinar. The <em>Garaj</em> is at maximum 2 km of the city center. At the north end oh Shorash street, turn left, after 100m you will see it on your left.</p>
<p>- Dohuk:</p>
<p>Slevan Hotel : 15.000 Dinar/10 € <em>Double room (but I was alone), clean private bathroom with western toilets, tiny balcony, AC, fan. </em></p>
<p>The very good blog Backpackiraq provides a map of the city center, check <a href="http://static.panoramio.com/photos/original/1233423.jpg" target="_blank" class="broken_link">this link</a>. He also get information about hotels, <a href="http://backpackiraq.blogspot.com/2007/03/dohuk-hotels.html" target="_blank">here</a>.</p>
<p>The most well known and expensive hotel of Dohuk is the Hotel Birjin, hotels are east to it in the Kawa street and the Ayloul Street. Face to the Birjin, the Darya (or sometimes “Daria”) Hotel seems to be a good value for 15$ (single room, private bathroom). Next in the Kawa Street, the Biryaety Hotel and the Sader Hotel seems crummy and have each a double room with shared bathroom at 15.000. Finally, the Parlaman Hotel have a welcoming English-friendly staff, a double room with private bathroom, fridge, AC for only 20.000 Dinar.</p>
<p>In the Ayloul Street, you will find first the Ashawa Touristic Hotel, which can be a good value if you bargain (it was full when I checked it), and face to it the Slevan Hotel (up). Go east to find the Kordo Hotel, 20.000 for a nice double room with bathroom and western toilets. Then you got more expensive hotels as the Aven Hotel (25$, nice double room, private bathroom and western toilets), the Duhok Palace Hotel (25.000 Dinar), the Harem Hotel (30$) and the Abin Hotel (full).</p>
<p>There is also a lot of big hotels and motels outside the city center.</p>
<p>Dozen of liquor shopsand at leas two bars are in Nohadra Street, which is the first road between Kawa street and Ayloul street after crossing the bridge, west of the bazaar.</p>
<p>There is numerous Internet Cafe but most of them won’t allow the use of your own laptop, except in Tarin Net, on the west end of Ayloul street.</p>
<p>Shared taxis to Amadya are on Kawa road, for 8.000 Dinar.</p>
<p>Taxis to Lalish are 40$, way back include. You can not go by bus, and won’t find a share taxi except on Muslim holy Friday, or Yazidis holy Wednesday and Saturday, if you are lucky. You can call Dakhil, a friendly Yazidi taxi driver, who speaks a good Kurdish, Arabic and Deutsch, but also a few English and Turkish, 0750-746-0037.</p>
<p>- Amadya (or Amedi):</p>
<p>Sulav Tourist Hotel: 20.000 Dinar / 13.30€. <em>Double room (but I was alone), shared bathroom, no heat, friendly staff. </em></p>
<p>There is no hotel in pretty Amadya. There is some in nearby Sulav, but only one is open in winter. There is a motel in Kanya Mala, a village between Sulav and Amadya, 20.000 Dinar the room.</p>
<p>Liquor stores are in the only street of Sulav. You wont find any Internet access.</p>
<p>Going to Erbil is easier from Dohuk… I took a car to Chel’Aze for 5.000 Dinar. Here a taxi for Rezan (after Barzan) at 25.000, I almost cried. An other taxi to Spilek, on the Hamilton road, 10.000, with an other passenger. Spilek to a “<em>garaj</em>” next to Erbil, 4.000, with more or less two others passenger. And then 3.000 to Erbil itself. 47.000 for the all trip. At this price, you will see wonderful panoramas…</p>
<p>- Erbil (or Irbil, and in Kurdish “Hawler”):</p>
<p>Ali Hotel: 20.000 Dinar / 13.30€ (Single room), 25.000 Dinar / 16.60€ (Double room), <em>shared bathroom, AC, Izidi friendly staff with little English. </em></p>
<p>Rayan Hotel: 20.000 Dinar / 13.30€ <em>Double room, </em><em>shared bathroom with western WC, AC, staff speaks little English. </em></p>
<p>Nassim Hotel 20.000 Dinar / 13.30€ <em>Double room, </em><em>shared bathroom with western WC, AC, staff speaks little English. </em></p>
<p>The very good blog Backpackiraq provides a map of the city center, check <a href="http://static.panoramio.com/photos/original/1233428.jpg" target="_blank" class="broken_link">this link</a>, and a larger one <a href="http://static.panoramio.com/photos/original/1233431.jpg" target="_blank" class="broken_link">here</a>. He also get information about hotels, <a href="http://backpackiraq.blogspot.com/2007/03/erbil-hotels.html" target="_blank">here</a>.</p>
<p>Sleeping in Erbil is expensive. Front to the citadel is the Qayzari Bazaar, you will imediatly see the Kandeelh Hotel (or “Kandil”, 30.000 the single room) and the Rahand Hotel (35.000). Still on the main place is Sarsang Hotel. Take the Sheky Choly street (or 10 meter street) on your right to check the Nish’Liman Hotel and Sulaiman Hotel (30.000 both), the luxuous Kotri Salam Hotel (50$, private bathroom, breakfast and Internet include), the Kasr Sheril Hotel (80.000 the four beds room, private bathroom), the Ya Halla Hotel (30.000 the double, you can share for 15.000), the Nassim Hotel (up), Motel Karoz, Fanar Motel and Rayan Hotel (up). Take on your right to go back to the citadel: here are “group hotels” who wont accept the lonely traveler, as the Zagros Hotel, Hazhar Hotel, Zheen Hotel, Shakhan Hotel and Samira Miss Hotel (’hope they’ll find her). The Dana Hotel is 35.000 and here is also the Ali Hotel (up). Shahan Hotel on the Qalaat’ street is 30.000. East to the main place in a little street are the other Sulaiman Hotel (30.000) and the Dar es Salam Hotel. Other backpackers I have met here have been victims of a stealing staff, in Dana Hotel.</p>
<p>You will find one of the only ATM of the Kurdistan Autonomous Region at the Erbil International Hotel (formerly “the Sheraton”), 200m south to the main place, on your right. Visa only. Most of people thinks it don’t work, here is the tip: there is a software mistake. When you introduce your card, the first screen may ask you “choose your language”, instead of what you will directly see the screen in Arabic asking your PIN code. You can try any number on the keyboard, it will not react. In fact it is waiting for you to answer “English” (button on the left side of the screen, on the top), or Arabic (right side, top). Press English to come back to the normal procedure. Legendary, it is limited to 120.000 Dinar, I asked for 500.000, it worked.</p>
<p>The same tip may work with the two others ATM of the Bank of Irak, first one in the New City Mall, close to the Sheraton. The other one is in Majji Di Mall, next to the Uzgari Intersection (&amp;  hospital). By feet, it is a one hour walk from the Sheraton. Go south to the 60 Meter Street, then left until the circle intersection, then right to Sulaymaniyah, it is on your right, outside the city, after the 100m Street.</p>
<p>There is also a Mastercard friendly ATM in Majji Di Mall ! (was not working when I have been…).</p>
<p>The liquor shop is north to the citadel. Catch the 10m Street until you see a giant-bust-statue. It’s north to it, less than 100m. There is an other one on the 60 meter Street, south east of the Sheraton, and a couple of stores face to the American Compound entrance.</p>
<p>There is an occidental bar face to the American Compound entrance, the T Bar. There is a nightclub / bar / swimming-pool inside the American Compound, Thursday night is THE night. You must be previously registered to get inside the American Compound, ask to the friendly guards during the day how you can get there. The American Compound is bunker-village north-west of the city center.</p>
<p>There is an Internet Cafe on the main square (2.500/h), two other ones on the 10m Street, the first is west to the citadel, the second  is north.</p>
<p>Buses to Sulaymaniyah left from the Bagdad Garaj, four kilometers south west of the city center, costs 8.000 Dinar.</p>
<p>There is buses to Iran at the Best Van Tur, a 20 minutes walk from the citadel. Catch the 10m Street until you see a giant-bust-statue north to the citadel. It’s north to it again, 2km, on the right side of the street.</p>
<p>Sulaymaniyah :</p>
<p>Hotel Pasha : 20.000 Dinar / 13.30€ (Single room), <em>private bathroom, AC, Internet, friendly staff speaks English. </em></p>
<p>??!? (Arabic name) Hotel: 20.000 Dinar / 13.30€ (Double room), <em>shared bathroom, AC, friendly staff, no English. </em></p>
<p>Bahra Hotel: 10.000 Dinar / 6.70€, <em>at this price you sleep with the staff, shared bathroom, AC, friendly staff speaks English and German. Double room is 20.000. </em></p>
<p>The very good blog Backpackiraq provides a map of the city center, check <a href="http://static.panoramio.com/photos/original/1233433.jpg" target="_blank" class="broken_link">this link</a>. He also get information about hotels, <a href="http://backpackiraq.blogspot.com/2007/03/suleymaniyah.html" target="_blank">here</a>.</p>
<p>In the middle of the Bazar, there is a central intersection, from where you will see the giant Hotel Pasha (up) sign on north. Here you will find Kawa street, going south west, and at the beginning of it, Zanko (20.000, double room) and Bakar Hotel (up). Follow it till a place to see the Shieratoz Hotel, behind it in a tiny street is the Babosi Hotel, which may be the cheaper of the city (but it was always full when I went there). Take Kawa street again to find the Naz Hotel, with an other hotel face to it (name in Arabic). I don’t have the name of the next hotel for the same reasons (see up). At the circle, if you go right, is the Paris Hotel (25.000, double room), and the Chwarbakh Hotel (30.000, double room), face to the clinic. In the middle of Malawi street, on the bridge, you will see an other hotel (with an Arabic written name, 20.000).</p>
<p>Liquor stores almost everywhere. The one on the main bazaar intersection close early, there is an other one at the western gate of the bazaar. It is close on Sunday evening. Other ones are in Salim street, Mamostayan street, Handi street, and south east of the bazar. There is a bar in Mamostayan street and a Chinese bar in Salim street, east to the Archeological Museum.</p>
<p>There is an Internet Cafe in the entrance of Kawa street (2.000/h)</p>
<p>From Bagdad Garaj, you can go to Halabja by autobus (3.000). You have some “luxury minibus” to Erbil for 10.000. Bus may be 8.000 but I was told they leave at 8am.</p>
<br/>
<p>Others :</p>
<p>The security level is good in Kurdish Irak, and risks are minimum when you quickly cross some Arabic area by bus. There is more and more tourists here. There is a short Lonely Planet chapter in the last Middle East guide book, and you can buy this chapter separately in pdf on their website.</p>
<p>Be aware that it will be expensive for alone travelers to travel here, it is better if you share taxis and hotel rooms. Transport is expensive.</p>
<p>You may be invited for the night or to eat something almost everywhere, go on.</p>
<p>Patrimonial and historic sites are still rare here, so enjoy people. The few things to see are free, as the Erbil citadel (jump barriers and go inside ruins to enjoy the experience), the Archeological Museum and the Red Security Headquarter in Sulaymaniyah.</p>
<p>Hitchhiking is not recommended, and if you do so, expect to pay for it, everybody is a taxi here&#8230;</p>
<br/>
<p>You can stay in the Autonomous Region of Kurdistan, Irak, for less than 25€ per day, alone. Less than 15€ per person in group.</p>
<br/>
<p><em>This is just a feedback from my experience. If you got some useful prices information, share it in the Comments !</em></p>
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		<title>Lalish : à la découverte des Yezidis</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Dec 2010 12:16:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il faut dire que les bonshommes ont le profil du persécuté : kurdes, adorateurs du Diable, idolâtres, nombreux et indociles. Une sorte de cocktail gauchers-roux-sorcières-juifs sauce orientale, montez les bûchers. Mêmes les autres confessions kurdes ont préféré leur fumet à celui des Fils d’Abraham !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 599px"><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishvalleedeLalish.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Lalish - vallee de Lalesh" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishvalleedeLalish_thumb.jpg" border="0" alt="Lalish - Lalish valley" width="589" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Début décembre, le vert tire doucement vers le jaune…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Mes premiers pas en Irak m’amenèrent rapidement à croiser des kurdes “yezidis”. Dans un anglais approximatif, on m’expliqua qu’ils n’étaient ni chrétiens, ni musulmans, mais bien kurdes, sans pouvoir m’en apprendre beaucoup plus. Bien décidé à savoir ce qu’il en était, je décidais donc le temps d’une journée de mettre le cap sur Lalish, ville dont ils seraient originaires.</p>
<p>Première embûche, comment s’y rendre ? Tentons le bus : direction le <em>garaj</em> de Dohuk, où un chauffeur tout sourire hoche du chef au nom de Lalish. Joie. Une heure d’attente plus tard, il me largue 500 malheureux mètres plus loin devant un bâtiment bas affichant “Lalish Cultural  Center” au fronton. Dé-joie. Mais au moins ces gus là devraient me renseigner, entrons.</p>
<p>Pas de bus pour Lalish. On se propose de me négocier un taxi à 40$, ce qui me fait renoncer à mon entreprise : 40$, c’est plus de deux jours de budget de voyage, tout frais compris. Bref conciliabule chez mes hôtes : “ok bonhomme, pour toi on régale, bouge pas que je t’appelle un taxi de mes amis”. Le Centre a pour vocation de faire connaître la culture yezidi, et un occidental en goguette qui s’y pointe sans crier gare, c’est le jackpot. En attendant mon chauffeur, j’entreprends donc d’en apprendre un peu plus sur les bougres, principalement pour m’éviter une inénarrable noyade sous le tsunami de thé dispensé par mes attentionnés comparses.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Lalish - Yazidis" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishYazidis.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Lalish - Yazidis" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishYazidis_thumb.jpg" border="0" alt="Lalish - Yezidis" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Jeunes yezidis enjambant précautionneusement le pas de porte tabou…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Et au bout d’une heure, j’y vois plus clair.</p>
<p>Il apparaît qu’en fait le Yézidisme est une religion (ou une secte selon l’angle) pré-zoroastrienne d’origine indo-aryenne ayant par la suite incorporé des éléments de judaïsme, christianisme et islamisme.<span id="more-541"></span></p>
<p>Confus ? En gros cela donne une croyance monothéiste avec 7 archanges très proche d’un statut divin, le premier desquels tomba en disgrâce (le Diable ?) puis fut réintégré à ce Panthéon. Ils ne se reconnaissent pas de Prophètes, sont issus d’Adam, et non d’Eve, se font baptiser, prient 5 fois par jour, ont deux jours saints par semaine, mangent un <em>casher </em>à eux, entretiennent un système de castes et croient en la réincarnation transcendantale. Ils seraient 500.000 au monde selon la police, 1.200.000 selon les manifestants, et, pas de pot pour vous, n’acceptent pas les conversions.</p>
<br/>
<p>Mon chauffeur de taxi, Dakhil, a ce visage rond qui associe harmonieusement une bonhommie manifeste à une joie de vivre indéniable. La région autonome du Kurdistan Irakien, si ce n’est pas encore la Suisse Romande au niveau des conditions de sécurité, jouit d’une fragile stabilité, ses habitants y prospèrent à l’abri des violences que connaissent les Arabes Irakiens voisins. Et bénissent largement le libérateur américain. Dakhil me questionne assidûment, épuisant méthodiquement toutes ses maigres ressources en langue anglaise. Puis, “You like Shakira ?”.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Lalish - Dakhil" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishDakhil.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Lalish - Dakhil" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishDakhil_thumb.jpg" border="0" alt="Lalesh - Dakhil" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Dakhil et sa bouille.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Image improbable d’un taxi fonçant à toute berzingue dans les rues de Dohuk, vitres baissées, cigarettes et lunettes noires, <em>50Cents </em>craché de toute la puissance de son autoradio…</p>
<br/>
<p>Du temps pour compulser l’imposante brochure du Lalish Center. Quelques pages d’anglais, écrites en gros, pour des centaines de photos grand format et arbitrairement légendées du moindre sous-comité de cambrousse ressemblant plus à un album d’anniversaire du début des années 80 : typique. Pas de conversion possible disais-je : on naît yezidis, on meurt yezidis. Et l&#8217;on s’est particulièrement appliqué sur ce dernier point, semble-t-il. Ce qu’il reste de l’histoire de cette communauté, ce sont quelques notes en marge des archives des grands Califes du coin : “13 mai : massacré 1261 yezidis, rasé 2 villages”. Leurs propres annales ont été détruites avec le systématisme effrayant que l’on réserve aux persécutés de longue date, une tradition que même Saddam fera perdurer. Il faut dire que les bonshommes ont tout l’attirail pour générer de la <em>fatwa</em> à tour de bras : kurdes, adorateurs du Diable, idolâtres, nombreux et indociles. Une sorte de cocktail gauchers-roux-sorcières-juifs sauce orientale, montez les bûchers. Mêmes les autres confessions kurdes ont préféré leur fumet à celui des Fils d’Abraham !</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Lalish - Daniele Miterrand" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishDanieleMiterrand.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Lalish - Daniele Miterrand" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishDanieleMiterrand_thumb.jpg" border="0" alt="Lalesh - Daniele Miterrand" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">“Danial Meteran” dans l’album de photos de famille du Centre Culturel</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Voilà l’épicentre de cette haine ancestrale, Lalish est tout à la fois La Mecque, la Jérusalem et la Bénarès des yezidis. Les lieux sont loin d’être monumentaux, c’est un village blotti à l’entrée d’un vallon boisé. Couvert d’une végétation aussi rebelles que ses habitants, qui se refuse à jaunir sous les assauts de l’automne. La pierre froide cueille à nu la plante des pieds des pèlerins : toute la ville est sacré. Les jeunes filles ne portent pas le voile et gloussent dans la cour du Grand Temple. Le Saint des Saints est une basilique de sobriété, décorations pauvres sur murs gris. Il faut dire qu&#8217;au cours des siècles l’institution a reçu la visite de nombre d’ayatollahs profanateurs… Les autres édifices suivent la même mode, quelques chaumières en terrasses, une poignée de mausolées, un baptistère, de petits temples… Il est interdit de poser le pied sur les pas de porte. Les lieux sont parcourus d’un souffle calme et frais qui bruisse dans la végétation environnante au soleil couchant. Un havre de paix.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Lalish - Great Temple" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishGrandTemple.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Lalish - Great Temple" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/LalishGrandTemple_thumb.jpg" border="0" alt="Lalesh - Grand Temple" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Les imposants dômes coniques du Grand Temple.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Depuis 1991 et l’autonomie qu’ont acquis les kurdes par les armes, les yezidis tentent de se réconcilier avec les leur, vivent en meilleure entente, et ont acquis plus de droits. Ils conservent leurs traditions. Celles sur le mariage par exemple : c’est qu’ils sont pointilleux sur le mariage. On ne se marie qu’avec un autre membre de sa caste, enfin de sa sous-catégorie de caste en vérité. Dommage pour Doa Khalil Aswad. 17 ans en 2007, amoureuse d’un sunnite, elle fut lapidée par les siens. Histoire de garder une trace pour les longues soirées d’hiver, la scène se retrouva sur Youtube (vive les téléphones portables) ; et une joyeuseté en appelant une autre, les représailles ne se firent pas attendre. 23 yezidis furent sommés de descendre d’un bus et abattus sans coup férir. Puis ce fut un attentat suicide dans un village yezidis qui fit près de 500 victimes.</p>
<p>Pour sûr, il y a des bonnes volontés dans chacun des camp, qui cohabitent actuellement.</p>
<p>Mais les plaies de l’Histoire ne sont pas prêtes à se refermer.</p>
<br/>
<br/>
<br/>
<p><em>Plus d&#8217;infos sur <a title="Ezidi.fr" href="http://ezidi.fr/" target="_blank">ezidi.fr</a></em></p>
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		<title>Turkey for cheap</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 08:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On my scale: expensive country.
You can stay in Turkey for less than 25€ per day.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/turkeytea.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" style="display: inline; border: 0pt none;" title="turkey - tea" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/turkeytea_thumb.jpg" border="0" alt="turkey - tea" width="588" height="201" /></a> </em></p>
<p><em>On my scale: expensive country.</em></p>
<br/>
<p>2TL = 1€</p>
<br/>
<p>Visa (French citizen): Free. For other European citizen, you may pay 15€.</p>
<p>cigarettes: 4.50TL / 2.25 €. Next to the Syrian border, prices are “suddenly” between 1.5 to 2TL!</p>
<p>sandwich: 3 to 5TL / 1.50 to 2.50€.</p>
<p>kebab dinner: around 8TL / 4€.</p>
<p>beer: 2.50 to 4TL / 1.25 to 2€. You can find Efes Pilsen -which is quite good- almost everywhere. You can bring back your bottles to the store for 10 to 25 cents of TL each.</p>
<p>More about <a title="follow me diary 2" href="http://www.f0ll0w-me.fr/follow-me-diary-2/videocontent" target="_blank">Cappadocia</a> especially : check <a title="Capadocce for cheap" href="http://www.f0ll0w-me.fr/cappadoce-for-not-so-cheap/traveltips" target="_blank">this link</a></p>
<br/>
<p><span id="more-484"></span></p>
<p>Accommodation:</p>
<p>- <a title="follow me diary 1" href="http://www.f0ll0w-me.fr/follow-me-diary-1/videocontent" target="_blank">Istanbul</a>:</p>
<p><a title="Paris Hotel" href="http://www.istanbulparishostel.com/" target="_blank">Paris Hotel</a>: 30TL / 15€. <em>Triple room (but price per person), private bathroom, Internet, bar in the hotel, breakfast include. Nice place.<br />
</em></p>
<p>- <a title="La Turquie du Nord Est" href="http://www.f0ll0w-me.fr/la-turquie-du-nord-est/trip" target="_self">Bogazkale</a>:</p>
<p><a title="Hattusas Pension" href="http://wikitravel.org/en/Bogazkale" target="_blank" class="broken_link">Hattusas Pension</a>: 15TL / 7.50€ <em>Double room (but I was alone), scaring bathroom, no heat, Internet, helpful personnel. Few dolmus running for &amp; from Sunburlu, ask for departure times.</em></p>
<p>- <a title="La Turquie du Nord Est" href="http://www.f0ll0w-me.fr/la-turquie-du-nord-est/trip" target="_blank">Trabzon</a>:</p>
<p><a title="Hotel Anil" href="http://www.tripadvisor.com/ShowTopic-g298039-i6001-k3423012-Anil_Hotel_e_mail_address_please-Trabzon_Turkish_Black_Sea_Coast.html" target="_blank">Hotel Anil</a>: 35TL / 17.50€ <em>Single room, private bathroom, Internet and breakfast include. Picked up in the LP; there is more reasonable prices, but also lot of brothels, be careful.</em></p>
<p>- <a title="follow me diary 2" href="http://www.f0ll0w-me.fr/follow-me-diary-2/videocontent" target="_blank">Konya</a>:</p>
<p>“The very one” Hotel: 40TL / 20€. Indecent price (but I was beginning my trip), for a good value; an other hotel was under construction in the city. <em>Double room, private bathroom.</em></p>
<p>- <a title="follow me diary 2" href="http://www.f0ll0w-me.fr/follow-me-diary-2/videocontent" target="_blank">Antakya</a>:</p>
<p><a title="Seker Palas Oteli" href="http://www.hatayvizyon.com/?page=detail&amp;hatay=1796&amp;antakya=108" target="_blank" class="broken_link">Seker Palas Oteli</a>: 15TL / 7.50€. <em>Single room, shared bathroom, scary place, you got what you paid for. </em></p>
<p>- <a title="La vallée de l'Euphrate en Turquie" href="http://www.f0ll0w-me.fr/la-vallee-de-l-euphrate-en-turquie/trip" target="_blank">Sanliurfa</a>:</p>
<p><a title="Istiklal Hotel" href="http://www.sanliurfa.com/firm_detail.php?firm_id=37" target="_blank" class="broken_link">Istiklal Hotel</a>: 20TL / 10€ <em>Double room (but price per person), shared bathroom.</em></p>
<p><a title="Hotel Ipek Palas" href="http://hotels.lonelyplanet.com/turkey/sanliurfa-urfa-r1976031/hotel-ipek-palas-p1057524/" target="_blank" class="broken_link">Hotel Ipek Palas</a> : 20TL / 10€ <em>Single room, shared bathroom, Internet and breakfast include.</em></p>
<p>Hotel Ugur : 15TL / 7.50€, musma63@hotmail.com, 0(414) 313 13 40, <em>Double room (but price per person), friendly personnel. Haven’t tried, seems to be a good place to stay.</em></p>
<p>- <a title="La vallée de l'Euphrate en Turquie" href="http://www.f0ll0w-me.fr/la-vallee-de-l-euphrate-en-turquie/trip" target="_blank">Harran</a>:</p>
<p>Geleneksel Konik Kubbeli Evi (Traditional conical dome house): 15TL / 7.50€. <em>Dinner and breakfast include; may double the price in high season.</em></p>
<p>- <a title="La vallée de l'Euphrate en Turquie" href="http://www.f0ll0w-me.fr/la-vallee-de-l-euphrate-en-turquie/trip" target="_blank">Kahta</a>:</p>
<p><a title="pension kommagene" href="http://www.travbuddy.com/Kommagene-Pension-v439507" target="_blank" class="broken_link">Pension Kommagene</a>: 25TL / 12.50€ <em>Triple room (but I was alone), private bathroom. </em></p>
<p>- <a title="Diyarbakir l'ame kurde" href="http://www.f0ll0w-me.fr/diyarbakir-l-ame-kurde/portraits" target="_blank">Diyarbakir</a>:</p>
<p>Diyar Hotel: 15TL / 7.50€ <em>Double room (but I was alone), shared “bathroom” (hum… old style shower), welcoming personnel&#8230; but no English spoken. Ask for room 301, wonderful view of Ulu Mosque. Situated in the old city, just front of Ulu Cami entrance.</em></p>
<p>- <a title="Diyarbakir l'ame kurde" href="http://www.f0ll0w-me.fr/diyarbakir-l-ame-kurde/portraits" target="_blank">Hasankeyf</a>:</p>
<p><a title="Hasankyef Motel" href="http://wikitravel.org/en/Hasankeyf" target="_blank" class="broken_link">Hasankeyf Motel</a>: 20TL / 10€ <em>Triple room (but I was alone), shared bathroom, no heat. </em></p>
<p>- For <a title="follow me diary 2" href="http://www.f0ll0w-me.fr/follow-me-diary-2/videocontent" target="_blank">Cappadocia</a> (Goreme and Güzelyurt), check <a title="Capadocce for cheap" href="http://www.f0ll0w-me.fr/cappadoce-for-not-so-cheap/traveltips" target="_blank">this link</a> again.</p>
<br/>
<p>Others :</p>
<p>Everything is more expensive in Ankara, in Cappadocia, and most of all in Istanbul.</p>
<p>Access to touristic places is expensive in most of case, and they are numerous! As oil is expensive, transport is. Check for trains if you can, and there is a very good Istanbul-Ankara night-train. There is buses and <em>dolmus </em>(minibuses) everywhere; and some buses companies provides you WiFi Internet. Hitchhiking is easy and a very good way to encounter people. Turkish people usually pay for it, but they will understand you want to hitchhike for free, just check before getting in the car or don’t be chocked that some drivers ask for a few money ;)</p>
<p>People will invite you for food or a tea everywhere, go on!</p>
<p>Good nightlife in most of big cities.</p>
<p>You will be very unlucky if you encounter somebody trying to trick you, except in Istanbul or in Cappadocia. People in Diyabakir told me that their city was home to the best robbers, 10 minutes later, a pickpocket stole my cigarettes in my pocket ??!? Be careful.</p>
<p>You can not afford your Syrian visa at the border since october 2010. careful.You can not afford your Iranian visa at the border but you can ask for it in Trabzon.</p>
<p>You can stay in Turkey for less than 25€ per day.</p>
<br/>
<p><em>This is just a feedback from my experience. If you got some useful prices information, share it in the Comments !</em></p>
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		<title>Diyarbakir, l&#8217;ame kurde</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 18:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Diyarbakir ressemble aujourd’hui à n’importe quelle grande agglomération turque, si ce n’est que la majeure partie de ses habitants ne se reconnaissent pas dans cet état. La vieille ville surplombe le Tigre de ses imposants remparts du plus beau basalte, la plus longue muraille après celle de Chine, paraît-il. Ce même ébène minéral orne les monuments de la ville, pour l’essentiel des églises et de jolies mosquées ouvragées du XVème et XVIème siècle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 592px"><a title="Diyarbakir - Behram Pasa Camii" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/DiyarbakirBehramPasaCamii.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Diyarbakir - Behram Pasa Camii" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/DiyarbakirBehramPasaCamii_thumb.jpg" border="0" alt="Diyarbakir - Behram Pasa Mosquee mosque" width="582" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">La mosquée Behram Pasa toute de basalte et de marbre vêtue, est le bébé de Sinan, l’architecte de la Mosquée Bleue (entre autre). </p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Pour les kurdes de Turquie, Diyarbakir est “leur” capitale. Le PKK avait là la main haute sur une ville symbole de l’explosion urbaine qu’a connu la Turquie : de petite bourgade de quelques milliers d’âmes qu’elle était au début du siècle, elle est passée à une métropole de près d’un million d’habitants. Puis vinrent les années sanglantes, de 1984 à 1999, elle fut au cœur de la lutte entre les séparatistes kurdes et l’armée turque.</p>
<p>De ce récent bain de sang, il ne reste aucune trace. Diyarbakir ressemble aujourd’hui à n’importe quelle grande agglomération turque, si ce n’est que la majeure partie de ses habitants ne se reconnaissent pas dans cet état. La vieille ville surplombe le Tigre de ses imposants remparts du plus beau basalte, la plus longue muraille après celle de Chine, paraît-il. Dans les recoins de l’étroit chemin de ronde et aux sommets de tours affaissées, les jeunes des environs fument leur haschich à l’abri des regards indiscrets. Ce même ébène minéral orne les monuments de la ville, pour l’essentiel des églises et de jolies mosquées ouvragées du XVème et XVIème siècle.</p>
<br/>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="diyarbakir - musique kurde" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/diyarbakirmusiquekurde.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="diyarbakir - musique kurde" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/diyarbakirmusiquekurde_thumb.jpg" border="0" alt="diyarbakir -  kurdish music" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Chants kurdes et papi enjoué…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p><span id="more-513"></span></p>
<p>Mais l’important n’est pas là, comme souvent. Ici, c’est l’accueil des kurdes qui fait de cette destination un souvenir impérissable. 14 secondes après avoir titubé hors du bus, Muzaffer et Veysel m’embarque dans le labyrinthe de la vieille ville. Direction un centre culturel kurde, hébergé dans une habitation traditionnelle imposante et charmante. Des grappes de jeunes attablés discutent bruyamment, font leurs devoirs. Nous nous joignons à une tablée joyeuse qui joue avec volupté de la guitare kurde, classique, et des percussions. Un chœur de voix s’élève de ces accords tristes et mélancoliques. Quelques vieux gagnent alors la compagnie et entonnent des airs immémoriaux, miment quelques pas de danse, font des pitreries, chambrent les adolescents admirant le spectacle juchés de leurs fenêtres, ramenant des sourires sur les visages des plus jeunes…</p>
<p>Muzaffer est diplômé depuis un an, mais ne trouve pas de travail. Alors, pour y pallier, il est professeur d’anglais suppléant dans une école non loin. Il me pose des questions sur Comment aller en Europe ?, j’ai le plus grand mal à le renseigner. Veysel joue au football, gardien. Il aimerait bien en faire son métier, mais sait que c’est un doux rêve. Il est malentendant… Il a terminé ses études lui aussi, mais commence désormais à apprendre l’allemand, et travaille son anglais. Il souhaiterait être guide. Autre rencontre, l’ancien directeur de l’Office de Tourisme, me confirme dans un français impeccable que le tourisme pourrait être une bouffée d’oxygène pour cette région désertée des routards pendants deux décennies…</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/diyarbakirkurdes.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="diyarbakir - kurdes" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/diyarbakirkurdes_thumb.jpg" border="0" alt="diyarbakir - kurdes" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Veysel et Muzaffer me guident dans la ville…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<br/>
<p>Et <em>de facto </em>Diyarbakir est la meilleure des bases pour rayonner dans le secteur, d’ici on gagne rapidement Mardin. Ses bâtisses ont des airs de vieille ville de Jérusalem, blotties sous l’ancestral château, le panorama en plus… Le souk animé s’échelonne sur le coteau… De séculaires <em>medresa</em> (écoles) et une petite mosquée parsèment la ballade…</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Diyarbakir - Mardin" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/DiyarbakirMardin.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Diyarbakir - Mardin" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/DiyarbakirMardin_thumb.jpg" border="0" alt="Diyarbakir - Mardin" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Le soleil se couche sur les versants de Mardin…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Demi-tour et direction Hasankyef. Bref sourire en passant sur les terres de Batman, la préfecture du coin : voilà un maire doit s’arracher les poils de la moustache à l’évocation du référencement Google de sa cité.</p>
<p>Hasankyef c’est la Cappadoce de l’Est. A une échelle plus modeste, sans conteste, mais aussi plus chaleureuse… Ici, les dantesques piles d’un antique pont effondré ont été converti en perchoirs habités. Les falaises qui s’élèvent abruptement de la plaine limoneuse sont coiffées d’une forteresse en ruine. En contrebas, les vallées calcaires abritent un gruyère d’habitations troglodytes, dont certaines ont encore un usage. De l’amas de basses maisonnées de la partie ancienne du village “hors-sol” s’élance des minarets sertis de bas-reliefs travaillés. Non loin, des tombeaux finement décorés et d’antédiluviennes mosquées croulantes brisent les lignes des courbes douces des collines. L’écrin naturel de ce coin d’Anatolie offre de surcroît des panoramas somptueux.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="Diyarbakir - Hasankyef" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/DiyarbakirHasankyef.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="Diyarbakir - Hasankyef" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/12/DiyarbakirHasankyef_thumb.jpg" border="0" alt="Diyarbakir - Hasankyef" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Château &amp; troglo habillent les escarpements d’Hasankyef…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>A moins d’être particulièrement leste, vous ne pourrez pas admirer de coucher de soleil sur Hasankyef. Dans quelques années, ses rayons n’effleureront plus les dômes et les tuiles de cette ville kurde. Plongée dans des ténèbres éternelles, la cité et ses galeries seront noyés sous des mètres cubes d’eau… lorsque la construction du barrage en aval touchera à son terme.</p>
<p>Le Kurdistan turc recèle d’innombrables trésors. A voir. Vite.</p>
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		<title>La vallée de l&#8217;Euphrate&#8230; en Turquie</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 18:17:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le fleuve millénaire se jouant des frontières, je le retrouve donc en Turquie. Deux sites en particulier retiennent l’attention dans ce secteur, Urfa, la Ville des Prophètes, et les statues du Mont Nemrod. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 599px"><a title="vallee euphrate - tetes nemrod" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphratetetesnemrod.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="vallee euphrate - tetes nemrod" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphratetetesnemrod_thumb.jpg" border="0" alt="valley euphrate - nemrod heads" width="589" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Les grosses têtes. Ah ah.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Le fleuve millénaire se jouant des frontières, <a title="La vallee de l'Euphrate en Syrie" href="http://www.f0ll0w-me.fr/la-vallee-de-l-euphrate-en-syrie/trip" target="_blank">je le retrouve</a> donc en Turquie. Deux sites en particulier retiennent l’attention dans ce secteur, Urfa, la Ville des Prophètes, et les statues du Mont Nemrod.</p>
<p>J’ai dit Urfa ? J’aurais dû dire Şanliurfa, soit Urfa la Glorieuse. La ville s’est récupérée ce préfixe après quelques années à jalouser sa voisine d’Antep, devenue elle Ganziantep (“L’Héroïque”) lorsque 15 éclopés armés de fourches tinrent le siège de l’armée française en 1917, ce qui passa pour un exploit -personne n’avait dû les prévenir qu’au 20ème siècle la Grande Muette aurait sans doute perdu une guerre contre Andorre, une chance qu’ils n’aient pas attaqué !-.</p>
<p>Bref, au regard de son histoire, la cité méritait son nouveau patronyme, et puis on peut dire que c’est une habitude que d’en changer. Elle fut capitale latine sous celui d’Edesse au temps des Croisés, capitale araméenne sous celui d’Orhai au temps des romains, sans compter ses noms arménien, kurde, parthe ou nabatéen. Mais en général on l’appelle juste la Ville des Prophètes, car d’après la Bible (et consorts), elle en a vu, du beau monde. Adam et Eve, de passage, Noé reconstruisant ses premiers bleds, Abraham y naît, y grandit dans une cave, fracasse de l’idole à tire-larigot, tombe dans des lits de roses, transforme son bûcher en carpes et le roi Nemrod en carpette, avant que son lointain descendant Job n’y revienne pour s’enfermer dans une autre cave quelques hivers (une mode), et au sortir récupérer santé, femmes, enfants, moutons et richesse : jackpot. Autant les fables messianiques ont pour habitude d’être capillo-tractées, autant à Urfa on atteint des sommets.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="vallee euphrate - Sanliurfa" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphrateSanliurfa.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="vallee euphrate - Sanliurfa" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphrateSanliurfa_thumb.jpg" border="0" alt="valley euphrate - urfa" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Şanliurfa, un cadre calme et rafraîchissant…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p><span id="more-464"></span>Une réputation comme celle-là vous attire du pèlerin à  ne plus savoir qu’en faire. La ville est donc gâtée en jolies mosquées, en bassins sacrés, en jardins fleuris… et en caves bénies bien sûr. Conjugué à sa taille relativement humaine, et à ses prix plus modestes du fait de la proximité syrienne, cela lui confère un statut d’étape agréable et reposante. En plein cœur, un vaste parc public prodigue un peu de verdure ; il est surmonté d’une imposante forteresse, qui, depuis ses créneaux, offre un vaste panorama sur la cité et ses environs.</p>
<p>Escapade au sud pour la ville d’Harran. Elle aussi a eu son comptant d’Histoire mais plus grand chose n’en témoigne aujourd’hui, si ce n’est les ruines de la plus vieille mosquée d’Anatolie et un château à demi effondré. Le point le plus intéressant reste l’habitat traditionnel local : des maisons en brique et terre séchée rafraichissantes. Mais des guides collants et des enfants véritablement dressés à vous réclamer des ronds assombrissent le tableau. Ici, les chouettes rencontres seront un néo-zélandais (vous avez déjà été confronté à l’accent <em>kiwi</em> ? c’est quelque chose…) et un patineur artistique professionnel américain, improbable duo sous ces latitudes…</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="vallee euphrate - panorama nemrod" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphratepanoramanemrod.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="vallee euphrate - panorama nemrod" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphratepanoramanemrod_thumb.jpg" border="0" alt="valley euphrate - panorama nemrod" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Vue des coteaux du Mont Nemrod. C’est c## (pour vous) que j’ai pas de profondeur de champ sur la caméra :).</p></div>
<p>Cap au nord. la ville de Kahta possède tout le charme des villes dortoirs avec option “attrape-touriste”. C’est que d’ici on est ‘au pied’ -50 bornes tout de même- du Mont Nemrod. Rallier l’endroit en stop tient du parcours du combattant hors-saison mais c’est une peine bien récompensée par ses vues imprenables sur un paysage de montagnes s’élevant sur le Lac de barrage d’Atatürk, dont les eaux paisibles reflètent les rayons du soleil.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="vallee euphrate - statues nemrod" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphratestatuesnemrod.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="vallee euphrate - statues nemrod" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/valleeeuphratestatuesnemrod_thumb.jpg" border="0" alt="valley euphrate - statues nemrod" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Sur la terrasse Est, les idoles étêtées font tourner les têtes : 9m de haut à 2150m d’altitude, en 62 avant notre ère…</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>A l’orée du sommet veillent les immense statues divines. Le roi Antiochus de Commagène leur fit construire ce sanctuaire, son mausolée, qu’il voulait éternel, au point le plus proche du firmament. Si ce panthéon polythéiste est aujourd’hui l’une des symboliques les plus récurrentes de la carte postale touristique turque, le site est plutôt éloigné des sentiers battus par la clientèle des agences de voyage&#8230;</p>
<p>Vous laissant en la seule compagnie des vents joueurs  jouir des beautés naturelles époustouflantes qui ceignent cette Olympe orientale, et qu’admirent depuis des siècles de leurs regards impavides les têtes décapitées des Dieux de ce temple destitué…</p>
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		<title>My Kurdish hosts</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Nov 2010 20:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[That’s how I’ve met Shafcat at the bus station of Aleppo. I was kind of lucky this day, cause I also learned that my border was closed… and asking myself what to do next. Shafcat invites me to join him on his way back to his village.

Sife Ali seats on the high lands surrounding the lake Al Assad. Fertile fields cover the sweet hills around a group of few houses and the school, delimited by dusty paths where you will only see motorcycles and tractors: the asphalted road is a few kilometers away. Arabic shepherd tents pop-up as they are following their flock, but almost everybody is Kurdish here.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 599px"><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealishafcat.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="sife ali - shafcat" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealishafcat_thumb.jpg" border="0" alt="sife ali - shafcat" width="589" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">It all begins with Shafcat...</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>As I was on my way to Jarablos, a border next to the Kurdish area, I was tricked by a classic traveler’s ambush: the bus driver who gives you as many “<em>kwaïes, kwaïes</em>*” you want to justify how he does understand your request, and then drives you directly to the other side of the country.</p>
<p>That’s how I’ve met Shafcat at the bus station of Aleppo. I was kind of lucky this day, cause I also learned that my border was closed… and asking myself what to do next. Shafcat invites me to join him on his way back to his village.</p>
<p>Sife Ali seats on the high lands surrounding the lake Al Assad. Fertile fields cover the sweet hills around a group of few houses and the school, delimited by dusty paths where you will only see motorcycles and tractors: the asphalted road is a few kilometers away. Arabic shepherd tents pop-up as they are following their flock, but almost everybody is Kurdish here. If they speak currently Averroes language, for English, it is very rare. Hopefully, young generation learn at least a few words, and Shafcat is fluent.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealiKhaderandfamily.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="sife ali - Khader and family" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealiKhaderandfamily_thumb.jpg" border="0" alt="sife ali - Khader and family" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Amina, Jan and Khader</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>I slept to his family’s house. Khader, is father, have calloused hands of farmers, deep eyes and a permanent smile. Enough to communicate. Most of his children are gone now, married, or studying in Aleppo. He shares the home with his wife, younger son and daughter. A few chickens and three cows in the garden. Nothing rich, nothing poor. But a huge sense of hospitality, as his son.</p>
<p><span id="more-449"></span></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a title="sife ali - school" href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealischool.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="sife ali - school" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealischool_thumb.jpg" border="0" alt="sife ali - école" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">One of the two class rooms of Sife Ali school. During holidays, little birds take control of the place</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>During my days &#8211; yeah, I finally slept three nights over there –, I got time to hang around. Quick touristic tour include a few old Roman stones, and a look to the Euphrate river, which, at this season, flood the road. It is provided by my local My Hell’s Angels crew, demonstrating easiness skills in steeps rocky paths. Next day was dedicated to visit family and relatives of my hosts. Received as a prince in each place, I enjoyed tea and fruits as we take some fun doing videos of everything and everybody.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a href="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealibuddies.jpg" target="_blank"><img style="display: inline; border: 0pt none;" title="sife ali - buddies" src="http://www.f0ll0w-me.fr/wp-content/uploads/2010/11/sifealibuddies_thumb.jpg" border="0" alt="sife ali - buddies" width="352" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">A bunch of buddies: Magid, Firas, &#39;Christiano Ronaldo&#39; and Ahmad, facing the flooded road.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>At night, lot of people joined us at “Khader’s headquarter”. What I enjoyed the most was spending time with Shafcat and his friends. Many people, hard to tell a word about everybody, even if they deserve it&#8230; Ahmad have a lively loud laugh every ten minutes. ‘Christiano Ronaldo’ and Magid give me some Kurdish vocabulary, and learned me a local card game with Firas and Ali. Jehat is the singer of the village.</p>
<p>Tonight, he sings a beautiful sad song in his language. Every Kurdish song have the same sad story.</p>
<p>A story of people looking for their country.</p>
<br/>
<br/>
<p>* “Good”, “ok”.</p>
<br/>
<p>Wants to see some video of <a title="Danse kurde" href="http://www.f0ll0w-me.fr/sports-extremes-pour-geek%E2%80%A6-session-6/videocontent" target="_blank">kurdish dance</a> ? Check the link ;)</p>
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		<title>SPORTS EXTREMES !!! (pour geek…) [Session 6]</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 16:07:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>doudou</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Today, danse folklorique. Parce qu'au Kurdistan, on danse magnifiquement sur des musiques entrainantes. 
Ah bah oui, comme j'arrive pas à écrire mon article sur les kurdes, voilà de quoi patienter :)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="400" height="224" ><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://www.facebook.com/v/495168821387" /><embed src="http://www.facebook.com/v/495168821387" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="224"></embed></object></p>
<p>Today, danse folklorique. Parce qu&#8217;au Kurdistan, on danse magnifiquement sur des musiques entrainantes.<br />
Ah bah oui, comme j&#8217;arrive pas à écrire mon article sur les kurdes, voilà de quoi patienter :)<br />
|Rush] [Enfin un bout, hein, la séquence originale proposant ce même bonheur pendant 12 fois plus de temps] [si si]</p>
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